Nous sommes tous interconnectés les uns avec les autres. Parfois nous ne mesurons pas à l’impact de nos paroles, les mots employés et le ton utilisé peuvent laisser des traces indélébiles en chacun de nous. Le pouvoir de la parole peut paraître anodin, et pourtant il est si puissant. Il nous arrive de dire ou de penser certaines de ces phrases :

J’ai « juste » dit ça comme ça…

Ce n’est rien après tout…

Et puis tu sais bien que je ne pense pas ce que je dis…

Mais non ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…

Mais pourquoi prends-tu toujours mal les choses…

Tu sais que j’étais en colère…

C’est de ta faute aussi…

Au final, il nous arrive de parler sans mesurer l’impact, le choc que ça peut provoquer chez l’autre, chez celui qui reçoit nos paroles, pourtant nous sommes bien responsables de les avoir prononcées. Car nous avons la possibilité d’utiliser un large choix de mots, et pourtant parfois nous oublions de les sélectionner.

Une simple respiration, une relecture, un moment pour se mettre à la place de l’autre pour éviter de lui envoyer de lourdes charges. Oui ce mot est lourd justement, car il s’agit bien de charges, de poids que nous envoyons aux autres, sciemment ou non.

Alors choisissons de peser nos mots, de prendre le temps de réfléchir avant de parler, pour éviter d’offusquer quelqu’un. Même lorsque la personne en face de vous envoie de la colère, du mépris, commencer par baisser le ton de votre voix, l’ambiance en sera plus détendue, et puis prenez un instant et répondez de façon constructive et bienveillante. La vengeance et la rancœur n’arrangent rien.

Et si vous sentez que vous êtes incapable de répondre alors rien ne vous contraint à répondre en suivant. Gérer votre temps de réponse en fonction de votre émotion. Parfois le temps aide à formuler une réponse adaptée.

Chaque mot, chaque parole sont enregistrées dans nos cellules, dans notre ADN, et rouvre des blessures, en cas de douleur, on constate que nos blessures ne sont pas guéries.

Un mot accompagné d’un regard, ou d’un ton agressif peut faire l’effet d’une bombe en soi et générer un tel stress intérieur. Lorsque que vous vivez cette expérience, commencez par vous dire que ce jugement appartient à l’autre, ce que la personne dit est valable pour elle selon ses blessures, ses frustrations, ne prenez pas ses mots pour vous.

En réalité les mots utilisés sont dirigées vers la personne elle-même. Lorsque nous étions petits, nous disions « c’est celui qui dit, qu’il l’est » c’est tellement juste. Nous renvoyons aux autres ce que nous sommes en réalité, alors comme le dit Don Miguel Ruiz, « n’en fais pas une affaire personnelle » (les accords Toltèques).

Dans ce cas, pensez à purifier votre énergie, en allant marcher dans la nature, conservez des pensées positives envers vous-même, pardonner à l’autre personne de vous avoir fait vivre ce moment et remercier là de vous avoir montré que vous aviez des blessures encore à guérir, faites du yoga, méditer pour faire le vide dans votre esprit. Et passer à autres choses, éviter de ressasser cet événement en boucle. L’écriture peut aussi vous libérer, en écrivant vos ressentis, et peut-être oserez-vous analyser votre comportement en vous observant avec objectivité.

Le message aujourd’hui est de vous faire prendre conscience de l’importance et de l’utilité de chaque mot, nous avons la chance d’utiliser un vocabulaire riche alors utilisons le à bon escient.

Namaste

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